• La frivolité

    Passionnés des petites choses faites main, bonsoir!

    Aujourd'hui, nous allons parler de la frivolité, ou tatting lace en anglais (mon premier motif ci-dessus).

    C'est une dentelle à base de noeuds qui se travaille à la navette (a priori technique d'origine), à l'aiguille ou au crochet.

    On en faisait des bas de manches, des lacets, des cols et évidemment des napperons, mais aujourd'hui, c'est surtout la bijouterie qui l'utilise.

    La frivolité

    J'ai eu beau chercher, l'origine de cette technique est floue : Europe ou Orient?, XVIème ou XVIIIème siècle ? Il semblerait que plein de gens ne soient pas d'accord. En cause notamment ce portrait d'Eleonore Riego de la Branchardière, née en 1828 de mère irlandaise et de père français, qui la présente avec une navette.

    La frivolité

    Effectivement, cette navette est bien trop grande pour être utilisée tel qu'on en connaît l'usage. Il n'en reste pas moins que cette jeune femme n'a cessé de publier des livres sur le crochet et a révolutionné la technique de la frivolité avec des innovations faisant partie aujourd'hui des techniques de base.

    Passionnée par les techniques anciennes, j'ai donc voulu m'y atteler.

    Comme beaucoup de gens, j'ai appris seule, avec un livre et des tutoriels vidéo.

    Un des meilleurs tutos que j'ai pu visionner est celui de Frivole. Et pour tout le reste, regardez les vidéos de Maimai Kaito!

    C'est très plaisant et pas du tout ingrat! Rien à voir avec l'apprentissage du tricot!

    La frivolité

    Et pour couronner le tout, c'est un ouvrage qui demande peu de matériel (une navette ou deux, un crochet si la navette n'en a pas déjà un, une bobine de fil fin, une paire de ciseaux de broderie, une aiguille à coudre et bien entendu le patron), qui est peu onéreux  et qui prend très peu de place.

    Je trouve que c'est une dentelle très raffinée, délicate. Cela ne demande pas non plus une grande dextérité, mais tout de même un peu d'attention.

    Avec ce joli fil en dégradés de bleus et de verts, j'ai l'intention de réaliser un napperon pour étouffer les tic-tac mon réveil, mon premier et dernier napperon. Cela me permettra de bien me familiariser avec cette technique toute nouvelle pour moi. Mais j'ai l'intention de l'utiliser pour orner des accessoires.

    A bientôt!

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  • Détricoter... retricoter... pleurer... - fin de l'épisode

    Passionnés de tricot, bonsoir!

    Je vous parlais la semaine dernière de ma mésaventure avec le beau modèle Morning Echo...

    Après avoir détricoté un gilet presque terminé, j'ai retricoté aussitôt, alors qu'il suffisait de faire prendre un petit bain à la laine avant afin de la défriser.

    Le résultat a été sans appel : une ignominie.

    Détricoter... retricoter... pleurer... - fin de l'épisode

    Sans grand espoir, mais qui ne risque rien n'a rien, j'ai mis mon tricot sur des fils et hop! dans la baignoire!

    Une fois le tricot et son énorme pelote en cours secs, j'ai constaté un progrès notable. Voyez ci-dessous : à gauche, avant le bain, à droite, après :

    Détricoter... retricoter... pleurer... - fin de l'épisode

    C'est incontestablement mieux, mais honnêtement, vous porteriez ça, vous?

    Détricoter... retricoter... pleurer... - fin de l'épisode

    Moi, non. Ce n'est pas possible. Ayant déjà détricoté ce fil, procéder une nouvelle fois à un pénélopage est exclu. Autant dire que la laine est fichue. Donc, la mort dans l'âme, je me suis résignée et j'ai tout jeté.

    J'ai cherché longtemps dans mon stock quelque chose qui pourrait remplacer dignement ce joli bleu pour lequel, en plus, j'avais trouvé les boutons parfaits!

    Eh bien mon nouveau Morning Echo ne sera pas bleu.

    J'ai changé mes plans et et ai jeté mon dévolu sur une magnifique laine de La Pelote Vagabonde (Abri - Giboulées de mars), initialement prévue pour un pull de Jennifer Wood, et qui sublimera finalement ce beau modèle de Sweet Paprika :

    Détricoter... retricoter... pleurer... - fin de l'épisode

    Et voici ce que j'obtiens pour le moment :

    Détricoter... retricoter... pleurer... - fin de l'épisode

    J'en suis très contente car le rendu est magnifique (mais la photographie donne l'impression qu'il est gris). J'ai repris mes aiguilles 3,5 et du coup, je suis obligée de tricoter la taille au-dessus. Mais quel plaisir à tricoter! J'adore ce fil!

    En conclusion : PAR PITIE, si vous détricotez un ouvrage, lavez votre laine à l'eau tiède avant de la retravailler. Sinon, vous aurez le même résultat que moi : des larmes et un gros adieu à votre fil!

    A bientôt!

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  • Détricoter... retricoter...

    Petits fous de tricot, bonsoir!

    Aujourd'hui je vous fais part d'une malheureuse expérience qui aurait pu être profitable si j'avais pris le temps d'y réfléchir...

    Aujourd'hui je vous informe, si vous n'êtes pas déjà au courant, qu'il existe une étape incontournable entre l'acte de détricoter et celui de retricoter, sans quoi vous vous exposez au problème que je vous présente ci-dessous.

    Je vous explique :

    Il y a un bon moment, j'ai commencé ce très joli gilet de Sweet Paprika :

    Détricoter... retricoter... attention : danger!

    Ma version, en cours naturellement, ressemblait à cela :

    Détricoter... retricoter... attention : danger!

    J'avais juste troqué la bordure en mousse contre une bordure shuriken (mais nous en reparlerons une prochaine fois), et j'avais fait un entre-deux tailles pour garder le numéro d'aiguilles d'origine. J'ai tricoté les demi-devants jusqu'au bout et le dos quasiment entièrement, ce gilet se tricotant en un morceau à plat.

    Mais cette jolie bordure roulait de façon insupportable, phénomène amplifié par le jersey. Par ailleurs, lorsque j'ai repris mon ouvrage, je ne savais plus où j'en étais et quelle que fût ma méthode de calcul, je ne retombais jamais sur le nombre de mailles qui étaient sur mes aiguilles. Excédée, j'ai tout détricoté : cinq minutes de bobinoir et une énorme pelote frisée!

    J'en viens donc au sujet de cet article.

    J'ai troqué mes aiguilles 3,5 pour des 3,75 et j'ai recommencé le gilet immédiatement en suivant les instructions de la taille 2, toute contente. J'ai tricoté des côtes pour le bas et chauffe Marcel, en avant Guingamp!

    Tellement concentrée sur mes points, mes augmentations et mes diminutions, je suis arrivée à une bonne hauteur du dos, à peu près là où j'avais décidé de détricoter, en fait, sans remarquer le résultat ignoble que voici :

    Détricoter... retricoter... attention : danger!

    Et je n'ai même pas honte de vous montrer ça de plus près :

    Détricoter... retricoter... attention : danger!

    Je devais tricoter à peu près comme ça à mes débuts, lorsque j'étais petite. Pour une enfant de 7 ans, c'est très bien, mais là...

    Donc je me renseigne ( IL ETAIT TEMPS!) et voici comment ne SURTOUT PAS FAIRE COMME MOI :

    Détricoter, c'est très bien. On utilise un bobinoir si l'on en a un, on sollicite les bras d'un être aimant, ou l'on opte pour une bouteille pour enrouler le fil.

    Dès que votre laine est soigneusement mise en pelote, au bain!

    Plongez-la dans une eau tiède-froide, c'est-à-dire à peine fraîche lorsque vous y mettez votre main, laissez-la se détendre une heure environ. Essorez-la dans une grande serviette de toilette, ou pressez-la à la main, mais surtout sans la tordre, en particulier si elle n'est pas superwash.

    Laissez-la sécher tranquillement, ni au soleil, ni dans un endroit humide, sans quoi dans le premier cas gare aux surprises de décoloration, et dans le second un temps maximal de séchage avec peut-être même des odeurs de moisi...

    Une fois votre laine sèche, elle est belle, plus frisée comme la mienne ci-dessus, et vous pouvez la retricoter sereinement.

    Conclusion : en ce qui me concerne le mal étant fait, je n'envisage pas de re-détricoter une nouvelle fois. Je pense que mon fil ne s'en remettrait pas et bain ou non, le résultat serait moche de toute façon.

    Donc, je n'ai pas le choix : je dois assumer "ça".

    Je suis un peu triste, mais après tout, c'est en forgeant que l'on devient forgeron. J'ai souvent démonté et retricoté, mais jamais à cette échelle.

    Je vais finir de tricoter ce pourtant si joli modèle, je mettrai le gilet achevé dans un grand bain, et on verra bien ce que cela donne une fois celui-ci sec. Comme c'est une laine superwash, j'ai peu d'espoir. Je vous en reparlerai à ce moment-là.

    A bientôt!

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  • Sac années 20 : fini!

    Passionnés de petites choses, bonsoir!

    Et voilà : j'ai terminé mon petit sac! Je l'adore! Il a la bonne contenance, les finitions sont plutôt bien faites, il est léger et fonctionnel!

    Ma fleur crochetée rend plutôt bien.

    Pour l'arrière du sac, comme dit la dernière fois, j'ai respecté le modèle initial. Comme j'ai utilisé le même tissu pour les côtés du sac et la tige et les feuilles, je trouve le résultat agréable à l'oeil.

    Sac années 20 : fini!

    J'aime vraiment beaucoup sa forme.

    Sac années 20 : fini!

    Et donc il ne me quitte plus! J'ai fini ma panoplie avec une housse matelassée pour mon portable :

    Sac années 20 : fini!

    et un petit porte-monnaie.

    Sac années 20 : fini!

    Voici donc enfin la longue séance couture! Bientôt, j'aurai une machine à coudre. Je me lancerai alors dans des projets de plus grande envergure mais moins notables et qui mettront 10 fois moins de temps à aboutir, environ.

    Je retrouve désormais pleinement et avec beaucoup de plaisir mes crochets et aiguilles à tricoter. Si tout va bien, la prochaine fois, nous parlerons chaussettes!

    A bientôt!

     

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  • Sac années 20

    Raides dingues de choses faites main, bonjour!

    Je sais, je sais : ces derniers temps, je cause beaucoup couture. Rassurez-vous, cela ne va pas durer. Dès mes petits projets terminés, que, une fois n'est pas coutume, je ne lâcherai pas tant qu'ils ne seront pas terminés, je reprends mes aiguilles et mes crochets avec un immense plaisir! C'est même avec une gesticulante impatience que j'attends que le thermomètre affiche des températures normales pour enfin pouvoir m'y remettre sérieusement! En effet, je n'ai pas tout à fait abandonné mes ouvrages!

    Mais revenons à nos moutons. Je vous ai déjà parlé de Redquilt, ces dames (peut-être coréennes?) qui font du patchwork à la main et la machine et qui mettent à disposition des aventureuses, patrons et vidéos de tutoriels.

    Parmi plein de choses intéressantes, il y a ce sac ci-dessus.

    Il m'a immédiatement tapé dans l'oeil pour son look années 20. Or, je suis particulièrement sensible à l'esthétique de ces années-là. J'ai trouvé de beaux coupons et, merci encore à toutes ces personnes qui partagent leur savoir-faire sur internet, je me suis lancée, en totale novice que je suis.

    Tout d'abord, restant crocheteuse, j'ai fait un essai de fleur avec un coton changeant qui comportait toutes les teintes de mes tissus.

    Sac années 20

    Ce coeur de fleur et son premier pétale ne m'ont pas convaincue. J'ai donc opté pour des coloris unis, toujours dans les tons de mes tissus.

    Sac années 20

    Cela m'a beaucoup plu, alors je l'ai terminée et elle est actuellement en blocage :

    Sac années 20

    Le modèle est celui d'Irina Nikolaeva. La première partie est ici, la seconde,  ,pour ceux qui voudraient s'y essayer. Comme d'habitude, ce n'est pas en français, mais il suffit de regarder. Crocheteurs débutants ou pas très assurés, attendez un peu avant de vous attaquer à cela : c'est tout de même un peu difficile.

    La fleur, le lacet roumain pour la tige et deux jolies feuilles crochetées pour le devant du sac, j'ai fait ma VRAIE première pièce quiltée! J'ai commencé par le dos du sac sur lequel j'ai fait l'appliqué comme sur le modèle (j'ai juste inversé le sens des feuilles parce que ça me convenait mieux comme cela) :

    Sac années 20

    Je suis plutôt contente du résultat que je n'osais pas espérer aussi sympa! J'ai ajouté un bouton magnétique à l'intérieur pour fermer correctement :

    Sac années 20

    J'adore ces tissus!

    Avec les chutes, et parce que j'en ai assez que tout s'abîme, j'ai décidé de confectionner toutes sortes d'accessoires. D'abord un petit pique-aiguilles de Diy HandyMum Lin TV et son tutoriel tout simple :

    Sac années 20

    Et puis, pour mes clefs, un tutoriel de Redquilt que j'ai simplement dessiné pour l'adapter à la taille de mon trousseau :

    Sac années 20

    Sac années 20

    Et bien sûr, j'ai crocheté le lacet roumain en guise de cordelette. Le lacet roumain, c'est mon addiction suprême. Je pourrais en crocheter des mètres sans me lasser, phénomène que je ne m'explique pas attendu que je déteste les choses trop répétitives. Mais bon, laissez tomber les boules anti-stress et crochetez du lacet roumain ; vous me comprendrez sûrement!

    Je n'ai pas encore terminé ce sac, mais cela ne saurait tarder, et promis je vous le montrerai alors. J'ai encore des accessoires à quilter ou coudre pour remplir ce joli sac des années 20, alors je m'y attèle immédiatement et vous dis

    à bientôt!

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